D’après les études, l’adoption internationale en Corée a des racines dans l’histoire

Kim Young-gyo


SÉOUL, 1 août 2008 (Yonhap)
– En 1972, à l'âge d'un an, Tobias
Hubinette a été amené de son lien de naissance en Corée du Sud à Suède,
où il a été élevé par un couple suédois. Aujourd'hui, il fait partie
des quelques boursiers universitaires recherchant sur les causes à long
terme et les conséquences du programme d'adoption transnationale en
Corée.

“Dès que vous commencez à examiner les questions d'adoption en Corée,
vous serez immédiatement confrontés à d'autres problèmes, beaucoup plus
gros, qui doivent être résolus”, a déclaré Hubinette dans un interview
avec Yonhap News Agency.

Hubinette a reçu son doctorat en études coréennes de l'Université de
Stockholm en 2005 et travaille actuellement comme chercheur au Centre
multiculturel de Stockholm.

“Quand les politiciens ou les responsables politiques commencent à
regarder à la question d'adoption, elle devient trop importante. Elle
est liée à tant d'autres choses en Corée. Ce n'est pas (seulement) à
propos des gens qu'ils ont envoyés au loin. Ça semble l'être en
surface. La raison pour laquelle ils (les adoptés coréens) sont là-bas
est là. Elle a de profondes racines dans l'histoire”, a-t-il dit,
“C'est une question très inconfortable à traiter.” Selon le ministère
sud-coréen de la Santé et du Bien-Être, 161202 enfants ont été envoyés
à l'étranger pour l'adoption à partir de la fin de la guerre de Corée
en 1953 à 2006.

Une traduction coréenne de la thèse de Hubinette complétée à
l'Université de Stockholm, intitulée “Comforting an Orphaned Nation:
Representations of International Adoption and Adopted Koreans in Korean
Popular Culture” (Consoler une nation orpheline: représentations de
l'adoption internationale et des coréens adoptés dans la culture
populaire coréenne), sera publiée en Corée du Sud le mois prochain.

“Le livre est une nouvelle évaluation post-coloniale de la façon dont
la Corée du Sud a représenté l'adoption internationale et les adoptés”,
a- t-il déclaré.

“Les adoptés sont utilisés comme symboles pour la Corée, qui reste très
traumatisée par la colonisation (du Japon) , la guerre de Corée, la
division nationale et l'occupation de l'armée américaine”, a-t-il dit.
“Les Coréens adoptés sont symboles d'une nation rompue et fragmentée.”

Hubinette était à Séoul cette semaine, parlant à une conférence
annuelle pour les adoptés coréens outre-mer, où il aide à promouvoir
l'organisation Truth and Reconciliation for the Adoptee Community of
Korea (TRACK), (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoptés
de la Corée), fondée à Séoul.

Lancé en 2007, TRACK a été établi comme un projet d'histoire et
d'information pour guérir la relation entre les adoptés outre-mer et la
société coréenne. TRACK espère qu'en révélant les problèmes dans le
programme coréen d'adoption, les droits des enfants coréens et des
familles seront mieux préservés dans l'avenir.

«Je suis un des membres fondateurs de TRACK. Elle est basée sur les
idées de mon livre, essayant d'établir un lien entre l'adoption et
d'autres problèmes sociaux en Corée du Sud, incluant les inégalités
entre les sexes et les droits des enfants,” a dit Hubinette à Yonhap.

“Avec le parrainage fiscal d'une ONG sud-coréenne et les conseillers
des universités locales et la Commission “Truth and Reconciliation”,
TRACK a réussi emmener six cas d'adoptions internationales douteuses
datant des années 1970-1980 devant la Commission coréenne
“Anti-Corruption et Droits Civils” a dit Hubinette.

Sur les six cas, quatre demandes concernaient des Coréens adoptés qui
ont déclaré avoir été envoyés à l'étranger pour adoption sans le
consentement de leurs mères, qu'ils ont découvert à l'âge adulte après
avoir été réunis avec leurs familles coréennes.

Le rapport final du bureau des droits civils montre que les Services
Sociaux de la Corée ont confirmé que deux ont été envoyés par cette
agence sans le consentement de leurs mères.

Toutefois, dans le même rapport, la mère et le père de deux enfants ont
fait valoir qu'ils n'ont pas abandonné leurs enfants, mais l'agence
d'adoption Holt a réitéré sa position que les enfants avaient été
abandonnés.

“Les autres cas incluaient de fausses déclarations sur l'historique
sociale des enfants aux parents adoptifs et le droit des adoptés à
accéder à leurs propres renseignements personnels” a dit Hubinette.

“En plus d'enquêter sur ces cas, TRACK prévoit également de créer des
archives et une bibliothèque de documents relatifs à l'adoption
transnationale de la Corée du Sud”, a déclaré Hubinette.

L'année dernière, le nombre d'enfants sud-coréens adoptés l'échelle
nationale a dépassé les adoptions outre-mer pour la première fois
depuis la fin des années 1960. En 2007, la Corée du Sud a envoyé à
l'étranger 1388 enfants, 52,3 pour cent de 2652 enfants.

On entend souvent dire que bien que l'adoption nationale est préférable
à l'adoption internationale, séparer les enfants de leur mère à cause
du statut célibataire de la mère est discriminatoire.

http://fait-en-coree.blogspot.com/2008/08/overseas-korean-adoption-has-roots-in.html


About jjtrenka

www.adoptionjustice.com
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